mar
09
fév
2010
Le roman policier et l'analyse des problèmes humains

Le roman policier est un roman littéraire très difficile puisqu’il parle d’un événement principal où tous les personnages du roman se trouvent et se retournent autour de lui, pour savoir celui qui l’a fait, et les raisons qui les a poussés à le faire. Ce roman qui est en vrai « un récit consacré avant tout à la découverte méthodique et graduelle, par des moyens rationnels, des circonstances exactes d’un événement mystérieux » selon Régis Messac, et d’après l’expression de Boileau-Narcejac.
À propos du roman « Caroline a disparu » de Henry Meillant
Certes que le roman policier a pu après largement des efforts à trouver sa place dans le monde de la littérature en tant que genre littéraire qui mérite d’être reconnu et salué par les critiques comme il a été reconnu et salué par le grand public.
En plus que cela, le roman policier a pu entrer grâce et à travers son style qui se base sur le suspens, et exister dans le fond des autres genres romanesques tels le roman historique, le roman cinématographique et même dans l’univers du roman social.
C’est pour ces raisons littéraires en général, et techniques en particulier, qu’on a pu trouver que le nombre des auteurs romanciers qui ont décidé d’écrire ce genre du roman a commencé d’augmenter, d’une façon bien remarquable, et surtout que le cinéma a trouvé dans ce genre du roman, des histoires qui sont mérités d’être vues dans le grand écran.
Ainsi on trouve que parmi ces écrivains qui sont fascinés par ce genre romanesque si attirant par ses effets racontés, et qui ont pu écrire tant des romans policiers, l’écrivain Henry Meillant, qui est venu de publier deux romans policiers chez les éditions Mille Poètes, « Caroline a disparu » et « L’inconnu de Saint- Pérain ».
Et puisque nous avons déjà parlé de ce dernier roman : «L’inconnu de Saint- Pérain», et nous avons bien représenté son univers romanesque qui est un univers si attirant, nous allons parler ici et maintenant de son autre roman qui n’est que « Caroline a disparu », qui, en tout cas, a été écrit et publié avant même «L’inconnu de Saint - Pérain».
Dès le début et à partir même du titre du roman, on peut remarquer que tous les événements de ce roman vont se réaliser par et à travers le principal événement du roman qui n’est ici que l’événement de la disparition de Caroline.
Les grandes questions qui se posent dans ce roman là donc sont celles-ci : Qui est cette Caroline ?, Et qui l’a fait disparaître ? Et pourquoi ? L’auteur Henry Meillant, ici, dans ce roman Policier « Caroline a disparu », pose, comme d’ailleurs tous les écrivains de ce genre romanesques, au lecteur « un problème que celui-ci doit s’efforcer de résoudre ; il est donc juste que l’auteur ne doive pas user de tricheries qui rendaient sa tâche trop « aisée » selon l’idée de Boileau-Narcejac, dans une étude remarquable sur « le roman policier ».
Mais malgré que ce roman là soit un polar il n’est pas plein de violence, comme a signalé d’ailleurs l’écrivain Thierry Rollet, lorsqu’il a dit : « il n’est pas question ici de coups de feu, d’explosions, de cascades en voiture et autres scènes de violence dont le cinéma moderne en particulier secoue nos écrans, grands et petits. Bien au contraire, l’intrigue se déroule selon les patientes recherches du commissaire Duprat et les déductions parfois savantes et toujours objectives qui en découlent. Pas à pas, le lecteur est entraîné dans une intrigue qui le tient en haleine jusqu’à la dernière page, tandis qu’il voit vivre le commissaire en tant que personne, souvent en butte à toutes sortes de problèmes bien humains et qui, justement, l’aident à comprendre les intrigues dans lesquelles il doit se fourvoyer. »
On peut découvrir cela à partir même du commencement de ce roman dont le style est très poétique. N’oublions pas que l’auteur est poète aussi, et qui a publié tant de livres de poésie.
Voilà ce beau commencement :
« Le temps était à la neige. Noël approchait et on redoutait des difficultés de circulation pour se rendre chez les amis ou dans les familles. Déjà, les sommets que l’on apercevait au-dessus du village étaient blancs et toute activité avait cessé, sauf la coupe des jeunes sapins, commerce prospère en ces collines du Morvan. C’est par camions et wagons entiers qu’on les expédierait sur Paris et les grandes villes. Depuis le début du mois, il faisait un froid que, même en ces régions, on n'avait pas l’habitude de subir si tôt. Les étangs, les lacs étaient gelés, y compris le réservoir de Pannecière, assez bas il est vrai. Les ruisseaux avaient une large frange de glace et seul un mince filet coulait entre les galets. On avait peine à imaginer les multitudes de truites qui, dès le mois de mars, seraient traquées par les pêcheurs des bourgs voisins ou venus de Nevers, de Clamecy, voire de Paris pour ceux qui possédaient une résidence secondaire. »
C’est vrai qu’il n’est facile ici, dans ce genre de roman, d’être simple et clair, mais l’écrivain Henry Meillant a pu réaliser cela à travers sa vision du monde, qui est une vision ouverte, et qu’on peut la monter à partir de ses paroles là « Je n’aime pas la violence; il ne m’arriverait donc pas d’en inclure dans mes textes quels qu’ils soient. Mais, bien entendu, j’aime les histoires et particulièrement les histoires policières. Si on ajoute à ces dernières une bonne trame psychologique, on peut obtenir une œuvre « complète » qui peut plaire aux lecteurs. Je me suis toujours appliqué, non seulement dans le polar, mais aussi dans le roman, à travailler la psychologie des personnages, policiers inclus. Tous sont des êtres humains qui souffrent, rient, tuent, aiment, mais jamais « gratuitement ». C’est pourquoi, dans mes polars, on trouve tous les sentiments humains : jalousies, drames de famille, amours, etc. » et à, partir de son style très raffiné et très poétique.
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- Henry Meillant : « Caroline a disparu », éd Mille Poètes 2008.
- Boileau- Narcejac : « Le roman policier » 1964.
- Frédérique Aufrere : « Entrevue avec Henry Meillant »
Noureddine Mhakkak







