mar

09

fév

2010

La poésie et le monde des enfants

Ecrire de la poésie, cela veut dire plonger dans les mers de l’imaginaire et voler bien sûr sur les cieux des rêves lointains, avec une grande liberté d’esprit. Cela veut dire en plus, vivre dans un monde plein de beauté et de bonté aussi, surtout si cette poésie est écrite pour des enfants. Car dire « les enfants » cela signifie la pureté de l’être humain qui est près d’être un ange. C’est pour ces raisons là, et bien d’autres aussi, que la poétesse Rivière Agnès écrit de la poésie, ou plutôt, selon son expression personnelle, les poésies en pluriel.

Ces poésies qui vaut de la peine de les écrire, et qui lui disent autant des choses bien merveilleuses.

Regards sur la poésie de Rivière Agnès

Ainsi, on trouve dans son recueil de poèmes intitulé « Les poésies, moi ça me dit ! » que la poétesse essaie avec beaucoup de volonté et tant de nostalgie, de décrire un monde enfantin, un monde magique, un monde plein des animaux, des mythes et plein des histoires fabuleuses dont les héros, en général, sont des oranges, des escargots, des nuages et des chocolats même.

 

Certes, la poétesse Rivière Agnès en décrivant les manifestations de ce merveilleux monde enfantin, elle essaie de retrouver le temps perdu, selon l’expression de Marcel Proust. Ce temps merveilleux où les enfants jouent entre eux avec beaucoup de sincérité et tant de clarté, où l’âme humaine est purement innocente, et pleine d’amour pour et envers le monde entier.

 

Dans un beau poème de ce recueil, intitulé « Petit escargot », la poétesse Rivière Agnès décrit la relation de cet escargot magnifique avec son entourage vif et vital, avec beaucoup de finité et sagesse. Cette finité et cette sagesse qui nous touchent en tant que lecteurs, du fond du cœur.

 

Lisons alors ce poème pour sentir tout cela :

 

« Je suis un petit escargot
Avec ma maison sur le dos
Pratique en cas de danger,
D’avoir où se loger,
De légère fabrication,
Trop petite ma maison !
Impossible, c’est certain
D’inviter mes copains
Je suis un petit escargot
Avec ma maison sur le dos.
Quand je croise la limace
Elle me fait des grimaces
Elle est bien moins fatiguée !
Mais ne sait où se reposer …
Je pense q’elle m’envie
D’avoir un toit si joli. »

 

On peut dire ici que notre petit escargot nous représente tous, puisqu’il est seul dans le monde tel un Robinson Crusoé, mais son cœur est plein d’amour pour les autres. Ces autres qui sont, selon son regard enfantin, des amis et des copains, et non des ennemis, ou l’enfer en général, d’après l’expression du grand philosophe français Jean Paul Sartre.

 

En plus, on remarque que dans ce monde enfantin, la mère, ou plutôt la « maman » selon l’expression des enfants eux-mêmes, prend une grande place. Car dire « mère » cela signifie dire « La vie, la déesse des céréales, le symbole de la nature, elle-même » selon les dictionnaires des symboles. C’est pour cela que la poétesse Rivière Agnès décrive la relation forte entre l’enfant et sa mère dans un poème intitulé par cette phrase si frappante et si significative : « Si j’avais écouté maman !» . Ce poème là où la poétesse nous offre ces vers magnifiques pleins de chaleur :

 

« Ah, si seulement
J’avais écouté maman
‘N’embête pas le chat,
Il n’aime pas ça,
Il griffe, se défend
Des enfants méchants’
Ah, si seulement
J’avais écouté maman
J’ai trouvé ça marrant,
De tirer la queue du chat
Il m’a griffé si fort
Que j’en ai des remords. »

 

Dans un autre poème simple mais, comme les autres poèmes que nous venons d’étudier, elle est très harmonieuse et plein de sagesse, on trouve que la poétesse décrit, avec tant de tendresse, la perte d’une casquette, en essayant de montrer son importance dans les yeux de l’enfant qui vient de la perdre, et qui n’a pas cessé de la chercher, mais en vain. Ce qui lui oblige enfin d’acheter une autre. La poétesse en décrivant cette expérience enfantine, a essayé d’entrer dans le monde de l’enfant, avec beaucoup de compréhension, et beaucoup de tendresse.

 

Car pour être aimé par les enfants, il faut d’abord les comprendre!

Pour en finir, on peut dire que ces poèmes sont écrits pour faire rire les enfants et faire les réfléchir en même temps. Ce sont des poèmes qui font appel à toutes les choses meilleures dans ce monde là.

Bravo Rivière Agnès !

 

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- Rivière Agnès : « Les poésies, moi ça me dit ! » éd Mille Poètes LLC 2008.

 

Noureddine Mhakkak

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