sam
23
jan
2010
Les rêves poétiques et la méditation du monde

La poésie est l’art le plus difficile à écrire puisqu’il reflète les sentiments avec une grande force littéraire. Il les reflète dans la spontanéité des mots et dans la sincérité de leurs images. Ces mots qui construisent un univers poétique prêt à être et à devenir le miroir de celui qui l’écrit et de celui, en plus, qui le lit avec son âme et pas seulement avec ses yeux.
À propos de la poésie de recueil de poèmes « Feel Inks » de Marc Trichard
Ces mots qui nous offrent en tant que lecteurs sensibles aux mots une grande joie intérieure et un plaisir sentimental qui dépasse l’ordinaire puisqu’il est un plaisir qui vient des mots et qui revient à eux .
Certes que le fait d’écrire, et surtout le fait d’écrire de la poésie, ce n’est pas seulement penser le livre comme possibilité, selon l’expression de Jacques Derrida, mais créer un univers imaginaire presque impossible de l’exister en réalité.
C’est pour ces raisons là, et bien d’autres, que les poètes en pensant à écrire de la poésie, ils pensent aussi à la création de leur propre univers poétique.
Ainsi on trouve tant de poètes, de vrais poètes bien sûr, qui veulent en publiant leurs poèmes rassemblés dans un livre présentent leurs visions du monde aux lecteurs dans leur diversité, tel le poète Marc Trichard, qui vient cette année là 2008 de publier son recueil de poèmes intitulé par ce titre si attirant qui était écrit en plus en anglais : « Feel Inks ».
Des le début, c'est-à-dire à partir de ce titre bien choisi, qui est plein de significations telles les significations de « l’encre des sentiments », ou « l’écriture de sens », ce qui nous poussent en tant que lecteurs à réfléchir dans nos propres sentiments, de feuilleter dans nos propres émotions et de penser l’écriture elle-même, cette écriture qui a le pouvoir de recréer l’univers qui nous entoure avec tant de magie et tant de plaisir aussi.
Le poète Marc Trichard cherche dans son recueil de poèmes « Feel Inks » cherche de décrire le monde avec un œil bien éveillé, un oeil qui regarde loin des choses pour pouvoir voir leur sens , leur vrai sens , et le présenter à ceux qui veulent le voir en tant qu’il est .
L’écrivain Julien Freu dit à propos de ce recueil de poèmes ces forts mots : « Feel Inks cherche à rompre, pendant quelques secondes, notre environnement immédiat et toute l’absurdité que drainent les jours immobiles et semblables. Feel Inks consigne ces sentiments qui nous taillent en pièces. C’est le témoignage d’un homme qui ramassé comme beaucoup, et qui, s’il ne chante ou n’écrit, en vient à se dégoûter un peu. »
En effet, le poète ici dans ce recueil de poèmes « Feel Inks » nous offre, en tant que poète d’abord, des poèmes pleins de sentiments mouvantes, pleins d’émotions et de passions, mais aussi pleins et cela est très nécessaire, de sagesses.
Alors lisons ces beaux vers pleins d’amour et de pensées :
« Assis au bord du monde.
C’est bien là que nous étions.
L’océan rugissait,
Et les bougies vacillantes projetaient sur le sable
Des animaux ombrageux.
Nous sentions cette atmosphère humide,
Qui réveillaient en nous les instincts primaires.
Sentiment prénatal d’être à la source des choses,
De pouvoir mesurer les sensations.
Les insectes du miroir de l’aube vrombissaient à présent.
A notre réveil, le ciel avait été remplacé par
Un néon vert,
L’océan par un désert prenant la teinte
Maladive et blafarde du gros néon.
A nos pieds, la boite de pandore
D’où sortaient, diffus, des rires moqueurs. »
Ces images se plongent dans cet océan poétique qui est bien construit, soit par les thèmes qui proposent aux lecteurs, soit par sa structure forte et bien riche de formes très mélodiques.
Voici quelques vers poétiques qui montrent cette riche mélodie :
« Que fais-je encore ici ?
Je me suis empêtré dans les plis de l’esprit.
Une onde joyeuse me pénètre.
Là, j’aperçois quelque chose.
Les yeux d’une pieuvre mauve.
La danse des tentacules,
Et ses membres qui ondulent.
Tout à coup elle fabule,
Elle m’appelle Hercule.
Je ne peux pas la regarder,
Ses yeux se sont mis à briller.
Je sais ce qu’il faut réciter :
C’est la lecture de l’octo,
Nommée la lecture déviée,
La lecture de l’octo-pied. »
Et pour en finir, je veux invite tous, en tant qu’amateurs de la lecture de la poésie, de plonger dans l’univers de ce recueil de poèmes parce qu’il mérite d’être lu et relu même.
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1- Marc Trichard : « Feel Inks », éd Mille Poètes LLC 2008.
2- Jacques Derrida : “ L’écriture et la différence ” éd Seuil 1967, p. 20.
Noureddine Mhakkak







