sam
23
jan
2010
L’écriture poétique et l’envie de l’existence symbolique !
Ecrire de la poésie, cela mène les poètes vers un autre monde, celui de l’imaginaire, celui de l’art et de la création, celui où ils peuvent trouver leur tranquillité sentimentale. Ecrire de la poésie, cela veut dire, en plus, vivre dans un monde où l’amour et l’amitié prennent leur vrai sens, et leur vraie signification.
À propos de la poésie de Christiane Kuhk
En plus, il y a mille et une façons pour écrire de la poésie, mais seuls , les vrais sentiments, et les forts styles, qui peuvent donner à cette poésie son existence, je veux dire son vraie existence poétique.
Ainsi, la poésie est considérée comme une terre magique , qui s’était construite par et à travers les mots, et leurs images métaphoriques.
Certes, que chaque poète préfère écrire de la poésie avec son propre style, et à travers sa propre vision au monde qui l’entoure, et cela qui lui donne son originalité.
Et parmi ces poètes là, on trouve la poétesse Christiane Kuhk. Cette poétesse qui vient de publier chez les éditions Mille Poètes LLC, un recueil de poèmes intitulé « Métaphorain, poésie classique ».
Dès le début , la poétesse essaie de tracer son chemin poétique avec une grande finité, soit à travers les mots bien employés, soit avec les images poétiques bien construites aussi.
On peut montrer cela, par ce beau poème qui parle, en toute beauté, et en toute sincérité, d’un espace préféré chez les poètes, c'est-à-dire l’espace du café, en le décrivant de cette belle façon poétique :
« Au grand Café des Arts, un nuage de lait
Attire son regard. Elle y voit une plume
Au duvet blanc soyeux. A quelques pas du quai,
La rue étire au loin sa langue de bitume.
Un mirage lui parle : écris sur ta douleur,
Oublie honnis ton sort ! Et dans ton sein de reine
Les poisons de jadis renaîtront en douceur.
L’encre s’écoulera pour soulager ta peine.
Elle met posément au creux de son mouchoir
L’origami de mots repliés sur ses larmes.
Demain va s’imbiber, tel un joyeux pochoir,
Du sable jaune et fin qui dorera ses charmes.
Des flèches de magma s’érigent dans sa main,
Elle en brûle la peau de ses éphémérides,
Puis d’un geste assuré les jette vers demain,
Sur un cadran de verre affalant mille rides. »
Il suffit que le lecteur lit , et relit ce beau poème , pour qu’il constate ,tout seul, la richesse de l’univers poétique de cette poétesse. Car ce poème là, possède une harmonie magnifique qui attire l’attention, et qui mène le lecteur vers un monde de paix et de tolérance, un monde où le café devient un lieu d’amour et d’amitié.
En plus, la poétesse en suivant son chemin poétique bien construit, elle essaie de décrire un monde plein de fleurs, et qui dit « fleurs » dit ceci : « Le soleil, la beauté, la féminité » .
la fleur aussi, selon le grand dictionnaire des symboles et des mythes de Nadia Julien, est « un symbole du principe passif et de la manifestation à partir d’une substance passive. Son calice est le réceptacle de la pluie, de la rosée, donc de l’activité céleste. »
Lisons tous ce beau poème pour être tout près de son univers poétique :
« Par un matin d’hiver une fleur en silence
Voit le jour innocente au pied d’un nu pommier.
Poussant un léger cri sous le poids du névé,
Sa robe de cristal se fige dans l’absence.
Un cours d’eau gémit seul, bouillonnant d’impatience
Sous le couvercle lourd de son manteau givré.
L’impalpable horizon s’approche immaculé,
Puis saisit l’onde folle en sa lente indolence.
Tous les deux orphelins rêvent la même ardeur,
Mais la plante bravache érige sa splendeur,
Alors que le ruisseau succombe dans la neige.
Un rayon de soleil caresse le hameau,
L’hellébore frémit, sur la branche un moineau
Fend le sol endormi de son plus bel arpège. »
C’est là que la poésie devient un choix dans la vie, un choix qui pousse la poétesse avec une grande force de décrire le monde qui l’entoure, et de voir au-delà des choses :
« Quand la rumeur s’étend sur la place publique,
Se retirent d’un saut cymbales et grillons.
Ils fendent le silence et leurs doux carillons
Sèment à l’herbe folle une ivraie onirique.
Le vent souffle son air de pays chimérique
Où vibrent de concert les cors et les bassons,
Un lieu d’or et d’airain où naissent les frissons
Qui se lovent au choeur d’une oreille euphorique.
Voilà bientôt cent jours que je perçois ton chant
Qu’un très vieux limonaire ô combien attachant
Pousse vers le coteau sur le flanc de la vigne.
Le mur de la chapelle offre un doux réconfort,
Un refuge serein, la voûte de son fort,
Ma voix s’éteint paisible et mon coeur se résigne. »
Ici les mots s’unissent pour créer des images métaphoriques très fortes, pour nous offrir, en tant que lecteurs , une beauté poétique qui mérite d’être lue et relue des fois et des fois !
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1- Christiane Kuhk : « Métaphorain, poésie classique », éd Mille Poètes LLC 2009.
2- Nadia Julien : « Grand dictionnaire des symboles et des mythes » éd Marabout, Alleur (Belgique) 1997.
Noureddine Mhakkak







